Robert DenoŽl, éditeur

21 heures 20

Dans sa déposition du 3 décembre 1945, Jeanne Loviton déclare : « J’ai pris la rue de Grenelle pour me rendre au poste de police que M. Denoël m’avait signalé comme se trouvant dans cette rue. Peu avant d’arriver à ce poste, j’ai croisé un gardien de la paix auprès duquel je me suis renseignée et qui m’a indiqué que je pouvais effectivement demander un taxi. J’ai continué mon chemin jusqu’au poste où j’ai pénétré. »

Dans celle du 9 octobre 1946, elle déclare : « Dans la rue de Grenelle je rencontrai un sergent de ville à qui je demandai le commissariat de police. " Rue de Bourgogne ", me répondit-il. Comme j’avais l’air déçu, il devina ma pensée et demanda : " Est-ce pour un taxi ? " - Oui. " Alors, rendez-vous à côté au poste de police, les taxis sont dans la cour ". »

Jeanne Loviton commet donc une confusion entre le poste de police qui se trouve au n° 116 de la rue de Grenelle, là où l’envoie Denoël, et le commissariat de la rue de Bourgogne. Un journal relèvera cette singularité en janvier 1950, en rappelant que Jeanne Loviton « connaît tout le quartier pour avoir résidé tout près, rue Casimir-Périer ». Mais sans doute ignore-t-elle lequel des deux peut appeler un taxi.

 

       Points rouges : la voiture de Denoël, et le poste de police [500 mètres]