Robert Denoël, éditeur

Fiches bibliographiques

ID : 361

Auteur : Gontier, René.

Titre : Vers un racisme français

Editeur : Editions Denoël

Année d'édition : 1939

Lieu d'impression : Villiers-le-Bel

Imprimeur : Imprimerie Spéciale de l’Edition

Achevé d'imprimer : [mars 1939]

Format : 19 cm

Nombre de pages : 264 p.

Illustrations :

Couverture : imprimée

Collection :

Numéro dans la collection :

Prix de vente : 21 F

Catégorie : Essai politique


Commentaires

Dépôt légal le 9 mars 1939 [BnF : 8° L34. 277]

« Vient de paraître » dans Le Journal du 19 mars 1939

Comptes rendus :

* par Louis Darquier de Pellepoix dans La France enchaînée n° 23, 1-15 mars 1939 (« Un livre d'actualité »)

* non signé dans La Nouvelle Revue de juillet-août 1939 [voir « dossier de presse »]

* par Georges Blondel dans la Revue des études historiques de 1939 [voir « dossier de presse »]

* par le Père Louis Jalabert dans Etudes du 5 avril 1940 [voir « dossier de presse »]

* par Lucien Rebatet dans L'Union Française du 9 mai 1942 [« La France doit se donner une législation raciste » ; voir « dossier de presse »]

Figure au catalogue 1941 à 18 F

Figure sur la liste d'interdiction belge CEHD de septembre 1941

Figure sur la 4e liste d'« Ouvrages à retirer de la vente » de juin 1945

L'ouvrage fut reproché à Robert Denoël par la cour de justice en juillet 1945, mais l'éditeur fit valoir qu'il avait été publié en 1939 et saisi par les Allemands en 1940 [ce qui est avéré pour la Belgique mais non pour la France]. D'autre part, malgré son titre ambigu, l'ouvrage n'est pas ouvertement raciste, ce qui n'empêcha pas les francistes de Marcel Bucard d'en faire leur ouvrage de référence durant la guerre. Et Gontier dédicaça un exemplaire de son livre en ces termes : « A Louis-Ferdinand Céline, pour le remercier de ses admirables livres, cet essai sur le négro-mongoloïde juif »

L'auteur [Lyon 1906 - ?], ami d'enfance de Lucien Rebatet qui l'a campé dans Les Deux Etendards sous les traits de Guillaume Lafargue. Avocat, puis magistrat dans l'Ain [30 octobre 1940]. Collabore à L'Emancipation Nationale en 1941. En mai 1942 il sollicite Louis Darquier pour un poste au CGQJ, où il est nommé à un emploi subalterne, le 16 octobre 1943. Il donne sa démission dès le 14 décembre, et est réintégré le 13 janvier 1944 dans ses fonctions de juge de paix à Bellegarde. On perd ensuite sa trace